En quête d'Afrique(s) : universalisme et pensée décoloniale
En quête d'Afrique(s) : universalisme et pensée décoloniale
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ISBN: 978-2-2263-9719-5
Auteur: Jean-Loup Amselle, Souleymane Bachir Diagne
Éditeur: Albin Michel
Langue: Français
Numéro de page: 308
Dimensions:14.5 x 22.4 x 2.6 cm
C'est dans la conjoncture de l'après Deuxième Guerre mondiale et de la conférence de Bandung (1955) qu'émerge le paradigme postcolonial, courant d'idées qui accompagne l'entrée sur la scène internationale des pays décolonisés dits du « Tiers Monde ». Dans leurs critiques de la domination occidentale, le ou les postcolonialisme(s) ont mis en avant la traite esclavagiste transatlantique et la colonisation. Progressivement, une théorie plus radicale s'est imposée : la « pensée décoloniale », qui fait remonter à la découverte des Amériques, en 1492, la mise en oeuvre d'une nouvelle formule de domina¬tion sociale et d'exploitation économique, désormais indexée sur la notion de race.
À partir de leurs itinéraires respectifs, le philosophe Souleymane Bachir Diagne et l'anthropologue Jean-Loup Amselle dialoguent sur des questions cruciales qui engagent les rapports entre l'Afrique et l'Occident : l'universalisme, les spécificités culturelles et linguistiques africaines, le soufisme ouest-africain, le panafricanisme.
Ces échanges reposent sur la conviction partagée que toutes les entreprises qui visent à établir une communication entre les différentes cultures humaines de notre planète sont salutaires, car elles permettront d'abattre les barrières réelles ou imaginaires qui fragmentent notre monde.
Portrait
Souleymane Bachir Diagne, l’auteur de cet ouvrage, a enseigné pendant vingt ans la philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Après avoir été professeur de philosophie et de religion pendant cinq ans à Northwestern University, près de Chicago, il vit aujourd’hui à New York où il est professeur aux départements d’études francophones et de philosophie de Columbia.
Partant de cette question, Senghor, avec beaucoup de bonheur, a mis à jour une ontologie dans laquelle l’être est rythme et qui se trouve au fondement des religions africaines anciennes.
De cette ontologie il a montré que les arts africains constituaient le langage privilégié.
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