Le Mal de peau met en parallèle le destin de deux femmes, Sibila, la mère, et Cathy, la fille.
Pourquoi lire « Le mal de peau » aujourd’hui ?
Dans Le mal de peau, Monique Ilboudo ne se contente pas de raconter une histoire de famille : elle explore
la manière dont la violence coloniale s’inscrit dans les corps, les mémoires et les relations, de la mère à la fille.
Sibila, femme burkinabè violée par le commandant de cercle, et Cathy, enfant métisse née de ce viol colonial, incarnent
deux générations prises dans le même système de domination.
En suivant Cathy, qui quitte le Burkina Faso pour étudier en France et cherche à comprendre son origine paternelle,
le roman montre comment l’identité se construit au croisement du racisme, du patriarcat et du postcolonialisme. Entre
Paris, la banlieue et l’université, la jeune femme découvre que la liberté ne se résume pas à changer de pays :
elle implique d’affronter la honte, les silences et la mémoire familiale.
Ce livre reste en tête parce qu’il tient ensemble trois axes forts : la violence coloniale et ses
conséquences durables, l’expérience féminine face au viol, au métissage imposé et aux normes sociales,
et la quête d’identité sur plusieurs générations. Première romancière du Burkina Faso et féministe
engagée, Monique Ilboudo fait de la littérature un lieu où ces réalités prennent voix – avec une écriture sensible,
précise et profondément humaine.
Le mal de peau est ainsi plus qu’un roman africain francophone sur le colonialisme : c’est un texte qui interroge
notre manière de regarder les corps métis, les mères survivantes et les filles en quête de place dans le monde, longtemps
après la fin officielle de l’empire colonial. C’est cette lucidité, alliée à une grande tendresse pour ses personnages,
qui fait de ce livre une lecture difficile à oublier.
À propos de Monique Ilboudo
Monique Ilboudo est née à Ouagadougou, au Burkina Faso, où elle vit et écrit.
Avocate et militante des droits humains, elle se bat depuis des années pour l’égalité des citoyen·ne·s et la défense des femmes face aux violences, aux injustices et aux héritages du colonialisme.
Dans Le mal de peau, cet engagement se traduit directement dans la fiction : en racontant le destin de Sibila et de Cathy, fille métisse née d’un viol colonial, Ilboudo met en scène les réalités qu’elle combat au tribunal et dans la société burkinabè.
Première romancière du Burkina Faso, elle fait de la littérature un outil de résistance féministe et de guérison, en donnant voix aux femmes africaines confrontées au racisme, au patriarcat et à la mémoire traumatique.
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📘 Livre de poche • 254 pages • En stock
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